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 Un programme imprévu [Pv: Narita Eichi]

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avatarItoyama Kotomi
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MessageSujet: Un programme imprévu [Pv: Narita Eichi]   Jeu 5 Aoû - 22:49

< Un programme imprévu >
With Itoyama Ryû & Narita Eichi

La nuit était tombée, couvrant le ciel d’un voile nocturne, laissant les lumières scintillaient à la place des étoiles. Si l’on regardait Tokyo d’une vue aérienne, on pourrait croire apercevoir des millier et des millier de petites étoiles colorés, s’efforçant de briller un peu plus, plus fort que sa voisine, plus longtemps que celle d’en fasse. Et les rues, les rues étaient pleines. Les voitures, elles, faisaient la queue éternellement au feu rouge, ou au rond point pour pouvoir enfin continuer leur route. Les piétons se marchaient les uns sur les autres. Les métros, les trains, tous, tous sans exception étaient plein, prêt à exploser. L’air s’était fait plus frai, La journée avait était lourde, tous avaient craint un orage, mais celui-ci ne s’était pas montré, au plus grand bonheur des plus jeunes, n’ayant ainsi pas besoin d’affronter leur peur. Tous ceux qui avaient retiré leur veste les remettaient sur leur épaule maintenant. La plus part des gens rentraient chez eux, auprès de leur famille ou amis. Mais d’autre travaillait encore, ou partait justement au travail. Kotomi faisait partie de ces personnes là. Assise sur son scooter, elle attendait à un feu rouge qu’il passe au vert.
La fraîcheur nocturne lui avait fait remonter le col de la veste de son uniforme, enfonçant un peu plus son coup dans ses épaules. Elle n’aimait pas travailler le vendredi et encore moins le soir. Mais son patron ne pouvait se passer de personne dans ces moments là. C’était l’heure de pointe. Les hommes célibataires n’avaient pas le courage de cuisiner, les amis se retrouvaient autours d’une bonne pizza, les femmes travaillant étaient bien trop fatiguées pour s’occuper de faire à manger pour toute la famille. Tout le monde commandait des pizzas. Le feu passa enfin au vert, les voitures démarrèrent doucement et elle, elle se faufilé entre eux. Elle tourna à droite dans les petites ruelles. Ce n’était pas le chemin le plus court qu’elle prenait, mais lors des heures de pointes elle allait plus rapidement. Elle évitait ainsi les bouchons interminables qui s’enfilaient les uns derrière les autres. Ce soir elle avait de la chance, elle pouvait quitter tôt. Son patron avait accepté de lui laisser sa fin de soirée et son samedi midi à condition qu’elle vienne travaillait dimanche. Pour elle cela ne changeait pas grand-chose. Elle n’avait personne qui l’attendait chez elle, elle n’avait pas non plus de petite amie avec qui elle aurait pût avoir un rendez-vous le dimanche même. Alors oui elle avait accepté.
Grâce à cette astuce de prendre les petites routes, elle avait mis seulement une quinzaine de minutes pour se retrouver chez le client. La voici maintenant devant la porte de celui-ci entrain d’attendre qui lui ouvre la porte. La pizza dans la main droite, le casque posait sur le siège du véhicule restait sur le trottoir, elle pensait vaguement à ce qu’elle pourrait faire après. C’était le dernier qu’elle devait servir et il n’était que 21h30. Peut-être pourrait-elle allait au cinéma ? Cela faisait longtemps qu’elle ne c’était pas regardé de film. Ou alors elle pourrait aussi tout simplement sortir en boite. Alors qu’elle réfléchissait au programme de sa soirée la porte s’ouvrit.

« _Oui ?
_Happy Pizza, voici votre commande monsieur. Une grande pizza forma familiale aux anchois. Cela vous fera 1 586 yen s’il vous plait.
_Hum service rapide chez vous. Tenez et gardez la monaie. »


Elle n’eut pas le temps de répondre quoi que ce soit qu’il prit la pizza, lui enfourna les billets dans la main et lui claqua la porte au nez. Bah elle ne dit rien, de toute façon, cela ne lui changeait pas grand-chose. Ce n’était pas parce qu’elle n’avait pas finit son discourt robotique qu’elle allait le ressentir sur son salaire. Le client devait certainement avoir se maîtresse chez lui, ou alors il ne voulait pas être vu à l’extérieur. C’est tout. Ce n’était pas non plus son problème et elle ne s’en formalisa pas.
Sur la route du retour elle traînassa un peu. Une fois arrivée au restaurant, elle donna l’argent à son patron en gardant le pour boire, salua rapidement quelque collègue en leur souhaitant bonne chance, se changea dans les vestiaires et pris son vélo. Sur le retour, elle avait finit par trouver son programme. Se faire un bon petit restaurant espagnole à Roppongi puis après un cinéma. Voilà ce que Ryû avait prévu, mais malheureusement sa soirée ne se déroula pas comme prévu. Elle avait mangé délicieusement, avait discutait un peu avec Mama, la patronne, une amie à elle, mais au moment de sortir trois hommes l’apostrophèrent. Elle les ignora et sortit après avoir salué la Mama.

« _Les gars on ne se serait pas fait snober là ?
_Si rien qu’un peu.
_Eh la bouffeuse de chatte ! Tu voudrai pas que l’on te fasse goûter au plaisir du corps masculin ? Faudrait quand même pas que tu meurs sans pouvoir te faire pardonner par Dieu ! »


Sur cette dernière phrase, tous les trois se mirent à rire et la coincèrent dans une rue. Ensuite c’était simple. Son vélo, qu’elle avait à peine eux le temps de récupérer, était à terre, les roues crevées, le guidon tordu. Elle essayait de se défendre. Mais ce n’était pas facile, ils étaient trois contre une. Elle avait mal, elle savais qui ils étaient où du moins pourquoi ils l’attaquaient et cela la blessé profondément. Pourquoi s’en prenait-elle ainsi à elle ? Pourquoi ne pouvait-elle pas tourner la page ? Kotomi ne cherchait pas à la draguer au contraire. Même si elle l’aimait, elle savait que cette relation n’existerait jamais. Aussi masculine soit-elle, elle était une fille et Chieko était homophobe.

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Désolé, j'ai bâclé la fin é-è
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avatarNarita Eichi
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MessageSujet: Re: Un programme imprévu [Pv: Narita Eichi]   Ven 6 Aoû - 1:16

Aujourd’hui avait été une journée parmi tant d’autres pour Eichii. Comme à ses habitudes du début à la fin de la journée, il s’était mué dans un silence des plus durs. Il n’était pas du genre à bavarder trois ans sur des sujets et lorsqu’il parlait, il allait droit au but, que ça passe ou ça casse. Sa réputation d’ancien délinquant était ancrée dans toutes les têtes de ses camarades et aucun d’entre eux n’osait l’approcher à moins de dix mètres. Il dire faut que du haut de ses un mètre soixante dix et de son physique composé essentiellement de muscle, accentué par les divers piercings qu’il portait aux oreilles, Eichi était l’image préétablie des délinquants. Une image qu’il prenait bien soin de cultiver avec plaisir. Ça l’amusait de voir leurs expressions se figer lorsqu’ils croissaient son regard. Voir ce sourire naturel disparaitre comme par magie était follement divertissant mais en réalité avec le temps…ça ne lui faisait vraiment plus d’effet. Lorsque la dernière sonnerie des cours résonna, chacun quitta sa chaise pour discuter de ce qu’il allait faire en sortant : Karaoké ? Magasins ? Cinémas ? Le choix semblait difficile pour ses enfants, oui car c’était ainsi qu’ils les voyaient, de savoir comment ils allaient pouvoir gentiment dépenser l’argent que leurs parents leur avaient gentiment donné. Sans leur accorder la moindre attention, il avait seulement pris son sac de sport et était sorti de la salle de classe en silence. C’était surprenant l’impact que pouvait avoir sur eux, le moindre de ses mouvements. Lorsqu’il avait simplement quitté sa chaise, chacun s’était tu comme s’il allait se jeter sur eux comme un lion qui se jette sur sa proie. Comme s’il était du genre à faire ça ? Enfin à une époque surement mais il s’était remit dans le droit chemin et avait promit à son entraineur d’utiliser ses poings que sur un ring, et uniquement là bas. Parfois c’était plus facile à dire qu’à faire car une partie de lui-même, ne cessait de lui répéter que c’était un moyen plus rapide de se faire comprendre, mais il luttait tant bien que mal contre cette petite voix. Cela faisait bien un an désormais qu’il avait repris le contrôle de sa vie. Fini de se battre nuit et jour pour calmer ses nerfs, non désormais il les passait sur le sac de la salle d’entrainement ou contre son coach lorsqu’il montait sur le ring.

Les régionales étaient pour bientôt et bien que le temps se faisait manquer, il travaillait d’arrachepied pour parvenir à faire ses preuves cette année. S’il arrivait à bien se classer cet été au tournoi régional, il pouvait espérer une qualification définitive pour le tournoi de cet automne et il ne voulait surtout pas rater ça. Il devait travailler dur. Pourtant la réalité de sa vie n’était pas non plus des plus simples, en plus de vouloir devenir boxeur professionnel et continuer ses études à l’université, il devait trouver un moyen de trouver un studio pas trop cher pour son salaire de livreur de Pizza. En travaillant là bas depuis quelques mois, il avait réussi à économiser pas mal d’argent mais bien trop peu pour pouvoir assumer toutes ses charges. Il voulait tout simplement quitter au plus vite la maison de ses parents, jugeant qu’il ne faisait qu’envenimer la situation déjà assez compliquée entre son père et sa mère. Oui il devait vraiment s’y mettre rapidement et se promit d’aller voir des annonces de location, le lendemain au centre ville après les cours. Avant cela, il se rendit à son entrainement quotidien. Il s’était bien défoulé pour la journée et bien qu’il se fût déjà dépensé pour au moins dix jours, il devait désormais se rendre au travail, car oui, aujourd’hui il travaillait. Après une bonne douche où il enfila ses habits habituels et se rendit au travail comme à ses habitudes.

La soirée avait été d’une banalité déconcertante, affublé de son t-shirt portant la marque de la pizzeria, il avait parcouru les rues de la ville pour y faire ses livraisons. Ce n’était certes pas le travail le plus réjouissant mais c’était bien payé et il était déjà bien content d’en avoir trouvé un surtout avec l’apparence et la réputation qu’il trainait dans le quartier. Différemment à d’autres, ce gérant lui faisait confiance et il comptait bien lui montrer qu’il avait bien fait. Pour cela il ne rechigne contre rien, accepte les critiques et remarques qu’il lui fait, travaille des heures supplémentaires sans rien dire. Ce soir là pour le récompenser du dur travail qu’il avait fait dans la semaine, il le lâcha une heure plutôt que certains de ses collègues dont il n’avait toujours pas retenus les noms. Pourquoi ? Parce qu’il n’avait pas l’intention de le faire, pardi ! Non plus sérieusement, il n’était pas du genre causant et considéré que être collègue, ne signifiait pas qu’on avait élevé les cochons ensembles, donc pour lui c’était chacun sa vie, chacun son chemin. Il les respectait et les saluait de la tête mais il ne fallait pas lui en demander plus, c’est tout. Lorsqu’il arriva dans les vestiaires, il était vide. Il en profita donc pour se changer. Il enfila donc son baggy jean dark blue stoned, son t-shirt blanc décoré auquel il superposât sa veste de baseball à l’effigie de son club préféré. En jetant un coup d’œil dans la glace qui était dans son casier personnel, il regarda ses racines. La teinture de ceux-ci lui rappela le visage de son père et dans un geste fort il referma son casier comme pour fuir cette image. Pour son plus grand plaisir, il avait pratiquement tout tiré de sa mère ou de sa famille : la forme du menton, des lèvres, du nez, des yeux et avait pris le physique de son grand père, la seule chose qui prouvait qu’il était bien le fils de son père, s’était cette teinte entre le brun et le roux, cette teinte qu’il haïssait désormais plus que tout. Après avoir récupérer son sac, il prit donc le chemin vers un konbini pour y acheter une teinture noire. Lorsque ce fut acheter, il était pratiquement vingt-trois heures. Il savait que normalement, il devait rentrer mais n’en ressentait nullement l’envie, c’est alors qu’un creux se fit sentir dans son estomac. C’était vrai qu’il n’avait pas pris le temps de diner ce soir. Etant donc tout prêt du quartier de Roppongi, il décida de s’offrir un petit restaurant et peut être même y inviter Ai à venir le rejoindre. Il lui semblait que son travail se trouvait qu’à quelque mètre de celui ou il allait, il pourrait même aller la récupérer si elle le souhaitait. Alors qu’il était sur le point d’envoyer un message, il remarqua quelque chose qui l’interpella. Avec son passé, on pouvait dire qu’il avait prit l’habitude de sentir quand quelque chose sentait mauvais et cette chose qui l’avait interpellé ne lui disait rien qui vaille. Une guerre des gangs ? Il tourna alors son regard autour de lui et voyait sagement ses anciens collègues en train de discuter ou de fumer leur clopes sans être inquiété. La seule réponse qu’il pouvait donc y avoir c’était que c’était une bande de voyous qui faisait des siennes. Par simple curiosité, il se rendit vers la ruelle où il semblait avoir vu quelque chose lorsqu’il entendit.

« Attrape-lui les bras, on va lui montrer ce que c’est de préférer une chatte à une bite ! Hein, espèce de pédale. »

Il ne lui en fit pas plus pour qu’il lâche son sac et se rendre dans la ruelle en question. Elle était sombre mais grâce aux lampadaires de la rue voisine, il voyait les formes de trois corps d’hommes regroupait autour d’un corps bien plus fin qu’il supposa être celui de leur victime. Sans se retenir, il se lança sur l’un d’entre eux pour lui mettre un direct du gauche avant de s’occuper des autres. L’effet de surprise avait été garanti et ils semblèrent sonnés assez pour qu’il attrape le poignet de la jeune fille pour l’obliger à se relever et passer derrière lui.

« Espèce d’enculé, tu vas voir ce que tu vas voir. » Lança l’un d’entre eux qui se relevait déjà la bouche en sang.
« A ta place, je ferais pas le malin. Y’as des Yakuzas tout autour et il y a une chose qui les énervent plus que tout, c’est les petits cons de votre genre. Si tu veux un conseil, barres toi avant que je change d’avis et fasse assez de bocan pour en faire en amener ici. Sinon tu ne t’en sortiras pas seulement qu’avec une bouche en sang. Si eux s’y mette à fond, tout comme moi, tu ne seras plus jamais capable de te regarder dans une glace de ta vie. »

Le ton de la voix d’Eichii était glacial, tout comme son regard. Dans la vie, il y avait bien deux choses qui l’énervaient : la lâcheté et le fait de battre une femme, qu’elle soit hétéro ou non. Ce qu’il avait vu ce soir l’avait profondément énervé et s’il ne s’était pas déjà retenu, il les aurait surement défoncés à coup de pieds et de poings pour qu’ils ne soient plus capables de se servir de ce qu’il leur servait d’entrejambe pour le restant de leur jour. Voyant que le jeune homme ne semblait nullement plaisanter, il lança à ses autres amis.

« Cassons nous. En tout cas tu pers rien pour attendre, espèce de gros con ! »

Et sans rien ajouter, ils quittèrent la rue en passant tout près d’eux. Ils lui lancèrent un regard noir, tout comme il les suivait du regard. Encore une fois, il ne s’était pas fait des amis. C’est alors qu’il remarqua un sac par terre. Surement celui de la jeune fille, s’était-il dit. Par sac, il entendait plutôt une sorte de besace. Il se baissa donc pour la récupérer et dans un ton neutre, il lui lança :

« Ça va ? Ils n’ont eu le temps de rien te faire ? »

C’est ainsi qu’il rencontra le visage de celle qu’il venait de porter secours. Un visage qui ne lui était pas étranger. Non c’était même le contraire, il le voyait pratiquement tous les jours au boulot, c’est pour cette raison qu’il ne pu s’empêcher d’ajouter.

« Itoyama-san ? »

Pour une surprise, s’en était une…Quelles étaient les chances pour qu’ils la rencontrent ici, dans une ruelle ou elle avait failli se faire violer par des gros connards qui semblaient la prendre pour une homosexuelle ? Aucune, n’est ce pas ? Et pourtant, c’était bien le cas…

Tenue :

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avatarItoyama Kotomi
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MessageSujet: Re: Un programme imprévu [Pv: Narita Eichi]   Dim 15 Aoû - 20:51

« Attrape-lui les bras, on va lui montrer ce que c’est de préférer une chatte à une bite ! Hein, espèce de pédale. »

S'en était finit. Elle n'avait plus d'autre choix que de subir. Bien sûr elle aurait pût crier pour qu'on vienne l'aider, mais franchement, dites moi qui serait venu l'aider? Personne. Alors elle se résigna, mordit du plus fort qu’elle pouvait ses lèvres. Elle ne voulait pas crier quand ils la violeront. Elle ne voulait pas leur donner ce plaisir. Alors elle pensa au fond elle que ce n’était qu’un mauvais cauchemar, que dans quelque instant elle se réveillerait dans sa chambre, en sueur, les larmes aux yeux et le corps tremblant. Mais ce n’était pas un cauchemar, les douleurs étaient bien réelles. Puis un bruit sourd se fit entendre, un courant d’air frai, puis de nouveau un autre bruit sourd suivit d’une plainte de douleur. La pression contre ses poignets disparut, puis se fit légère. Son corps se souleva, lui arracha un cri de douleur, douleur physique mais aussi moral, la peur de l’arrivée d’un nouvel agresseur. Mais rien ne se passa. Elle se retrouva à l’abri derrière une masse corporel imposante. Comprenant qu’elle n’avait plus rien à craindre, elle agrippa le bout de tissu de la veste de son sauveur. Elle voulait le sentir. Sentir qu’il était bien là et que ce n’était pas son imagination. La peur l’avait envahis. Chaque parcelle d’elle-même en transpirait. Son cerveau n’était même plus connecté, elle n’entendait plus, elle ne voulait plus entendre. Elle ne voulait pas souffrir plus. Faite juste en sorte que tout se termine rapidement. Voilà ce qu’elle pensait. Que tout se termine rapidement. Qu’elle puisse tout oublier. Qu’elle puisse retrouver les bras rassurant d’une amie. Qu’on lui dise que ce n’était rien, que c’était simplement un mauvais rêve, juste le fruit de son imagination.
Soudain la chaleur de sa protection humaine disparut. Son corps trembla un peu plus, ses jambes se firent lourdes et incapable de supporter son poids. Dans un autre bruit sourd elle tomba au sol. Une grimace se dessina sur son visage. Ça faisait mal. Elle avait mal, si mal. Mais le plus douloureux était de savoir pourquoi, pourquoi on lui avait fait tout cela. Les larmes ne cessaient de coulait sur son visage. Elle n’arrivait pas à les stopper. C’était plus fort qu’elle. Bien trop fort. Combien de temps allait elle encore pleurer ? Une heure ? Ou deux peut-être ? Allait-elle restait ici ? Son sauveur était-il partit ? Allait-il profiter de sa faiblesse pour abuser d’elle ? Mais cela sembla être le contraire. De nouveau son ombre s’imposa au dessus d’elle. Des paroles qu’il prononça elle n’en entendit que des brides. Incapable de se concentrer elle n’avait pas pu tout saisir. Elle avait juste comprit qu’il voulait savoir si tout allait bien maintenant. Elle ouvrit la bouche, essaya de parler, mais échoua. Elle tenta une deuxième fois, puis une troisième, mais elle n’y arriva pas. Elle était encore sous le choc, alors elle fit simplement non de la tête. Puis elle l’entendit prononcer son nom. À ce moment là, comme par instinct, elle plaça ses bras au dessus de sa tête, prête à recevoir de nouveau coup. Quelques secondes passèrent ainsi et rien n’arriva. Alors elle releva timidement la tête. Et là, à travers les larmes, elle put enfin voir qui était celui qui lui avait en quelque sorte sauvé la vie. De tout ceux qu’elle connaissait, il fallait que ce soit lui. Celui dont elle était le sempaï au travail. Elle se sentit honteuse, si honteuse qu’elle s’en mordit les lèvres. Elle, devait se montrer forte face à lui et non faible. Alors elle sécha les larmes, mais elles revinrent aussi vite. Les spécialistes diraient que c’était simplement car elle était encore sous le choc de l’agression et ils avaient raison. Même si elle était habituer à se faire insulter, tabasser, jamais, au grand jamais elle n’avait faillit se faire violer.

« Pardon. Pardon d’être aussi faible. »

Puis les larmes redoublèrent. Elle se prit la tête entre ses bras. Elle ne voulait pas qu’il puisse voir plus longtemps ce visage ravagé par l’eau salée de son corps. En plus de cela, son maquillage avait du couler. Non pas qu’elle s’en soucier vraiment, mais cela devait la rendre encore plus pitoyable avec des traînés de noir sur ses joues. Son manteau était sale et déchiré à certain endroit, son collier était cassé en morceau au sol. Son pull n’en parlons même pas, il avait était déchiré de haut en bas, dévoilant son corps de femme au grand jour. En faite, ce qu’il restait en état, c’était son pantalon et ses chaussures.

« Pardon, pardon, pardon… »

Elle ne cessait de murmurer ce pardon. Pardon à Narita pour être si faible devant lui, pardon à Chieko pour l’aimait, pardon à dieu pour être un être impur, pardon à son corps pour le mal qu’il subissait, pardon à elle-même, pardon à tout ceux qui pouvait lui pardonner ce qu’elle était.
Tout doucement elle arrêta petit à petit de trembler. Elle commençait à reprendre ses esprits. Pourtant elle était incapable d’arrêter ces foutues larmes qui la ravageaient. C’était tout ce qu’elle voulait. Arrêter de pleurer. Pouvoir faire face à son collègue et lui dire merci pour ensuite se lever et aller voir Mama. Mama aurait certainement un lit bien chaud dans le coin à lui prêter pour la nuit, après lui avoir fait un délicieux bouillons pour remplir son estomac même si elle avait déjà mangé. Et puis, elle lui chanterait une petite comptine espagnole après lui avoir raconté une de ces histoires pour enfant que lui racontaient ses parents quand elle était encore petite. Et si elle ne dormait toujours pas, elle la prendrait dans ses bras et lui murmurait de douce parole. Elle lui parlerait de son Espagne à elle, des grandes journées où il faisait chaud, des journées qu’elle passait à faire la lessive avec sa mère avant d’aller à la plage avec ses petits compagnons. Et puis elle lui parlerait aussi de Kitty, sa petite chatte qui lui manquait. Des oiseaux morts qu’elle lui ramenait toute contente, des bêtises qu’elle faisait dans la maison, oh et aussi de cette fois là où elle avait essayé de manger le petit canari des voisins. Prise par cette soudaine envie que de voir son amie, elle essaya de se lever, mais elle retomba aussitôt sur le sol. De nouveau se bruit sourd et cette douleur. Puis, perdant petit à petit cet état de choc, elle sentit le vent froid sur sa peau. Alors elle se serra contre Narita. Elle aurait pu fermer son manteau, mais elle n’y avait pas pensé. En faite, ce qu’elle voulait le plus à présent, ce n’était pas avoir chaud, ni voir Mama, mais c’était surtout sentir la présence rassurante de quelqu’un. Sentir qu’elle n’était pas seule et qu’elle n’avait plus rien à craindre. Blottit ainsi, ses larmes se calmèrent enfin. Il était chaud et si rassurant. Cette grandeur, cette carrure. Elle savait qu’elle n’avait plus rien à craindre. Alors enfin, enfin elle put lui dire ce qu’elle aurait dû lui dire dès le début.

« Merci Narita-san. Vraiment, merci. »

Elle ferma les yeux. Elle était bien là. Elle pouvait oublier doucement ce qu’il venait de se passer. Grâce à cette présence, elle pût se dire que finalement, tout n’avait pas était fichu. Certes, elle n’avait plus le temps pour aller au cinéma, mais elle pouvait toujours aller se louer un film et se le regarder chez elle tout en soignant ses diverses blessures. Elle avait même réussit à oublier que son vélo était en piteux état, oublier qu’elle n’avait plus de pull, que son collier était cassé et que le cauchemar n’était fini. Car si ses agresseurs avaient pris la fuite, d’autres reviendront, et pourquoi pas les mêmes. Sa vie ne serait pas tranquille tant que Chieko lui en voudra et Narita ne serait pas toujours dans le coin pour la sauver. Mais ça, elle avait réussit à l’oublier. Tant que Narita serait près d’elle, elle n’avait strictement rien à craindre.

J'avais oublié de présiser sa tenue dans le post précédant, alors la voici: Tenue
Et aussi, soit heureux, tu as le droit à mon plus long post rp. J'en ai jamais fait des aussi longs depuis bien longtemps.
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avatarNarita Eichi
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MessageSujet: Re: Un programme imprévu [Pv: Narita Eichi]   Mer 18 Aoû - 13:05

Mais dans quoi s’était il embarqué ? Il ne le savait pas vraiment lui-même. De nature très impulsif, il avait nettement tendance à agir avant de réfléchir et c’était le cas ici présent. Il avait encore une fois utilisé ses poings en dehors du cadre du ring et ça ne lui plaisait pas du tout. Il faut dire que ses salauds pouvaient désormais se venger de cette façon en voulant savoir où il étudiait pour ruiner ses études, après tout ? C’était sur et certain, si cette informations venait à se faire savoir par l’administration de son lycée, il risquait un blâme sans parler qu’il serait totalement hors course pour le championnat régional et c’était bien la dernière chose qu’il avait besoin. Il en convenait parfaitement que ce n’était pas le moment de penser à cela car il se retrouvait en face d’une fille qui avait failli de se faire violer et qui plus est, une personne de sa connaissance. En gros pour résumer la situation : il était dans la merde.

Il faut dire que pour rassurer ou consoler les gens, Eichi était loin d’être doué. Il n’aimait pas l’hypocrisie qu’il y avait derrière une accolade entre deux personnes qui n’avaient rien partagés de fort ensemble, ni les fameux mots de consolation. Non, il en avait vraiment horreur car seul la personne, elle-même, pouvait vraiment sentir ce qu’elle ressentait au fond d’elle. S’il disait qu’il comprenait que la jeune fille soit pétrifiée de peur, cela lui faisait-il vraiment prendre conscience de l’horreur qu’elle avait du traversé ? Surement pas ! Seule Itoyama, pouvait ressentir cette peur à son paradoxe. Que pouvait-il faire d’autre à part de la regarder avec un regard mi-peiné mi-froid ? Rien, car non détrompez vous, la situation de la jeune fille l’avait tout de même ému derrière son masque de fer. Il était loin d’être insensible mais bien trop réservé pour tenter quelque chose pour réussir à la calmer.

Alors il restait là en silence, pensant que la seule chose qu’il pouvait faire s’était d’être là et de la laisser évacuer sa peur. Il avait parfaitement vu qu’elle était en état de choc et maintenant qu’il la voyait dans cet état, il s’était dit qu’il ne les avait pas assez massacrés mais ça. Il pourrait aller en toucher mot à ses anciens camarades, non ? Rancunier ? Assurément et en plus de cela, il détestait parfaitement la lâcheté tout comme la plupart de ses anciens collègues du gang. S’ils trainaient dans le coin, il était certains que ceux-ci les connaissaient et ne manqueraient surement pas la prochaine occasion pour leur faire comprendre à quel point ce n’était que de simples vermisseaux pour eux. En gros, ils n’en feraient qu’une bouchée d’eux. Après tout, n’était ce pas ce qu’il méritait ?

Il se contenta alors encore et toujours de l’observer en silence. Il faut dire qu’à peine il avait fait mention de son nom que la jeune fille avait passé ses bras au dessus de sa tête, comme si elle s’attendait qu’il la frappe. Puis elle l’avait enfin regardé et il y avait vu le même regard qu’il avait eu quelques secondes auparavant. Il faut dire qu’ils étaient tombés tout deux sur une personne de leur connaissance et tous deux dans des situations délicates, quoiqu’il pouvait reconnaitre que sa position de kouhai devait donner l’impression à la jeune fille, qu’il allait désormais en profiter de tout ça pour la snober ou pour la prendre pour une sous-merde. Enfin c’était ce qu’il avait cru comprendre en observant le regard qu’elle lui avait lancé.

D’ailleurs elle tenta à plusieurs reprises de retenir ses larmes pour ne pas perdre encore plus la face mais à vrai dire, il ne comprenait pas pourquoi elle se retenait. Elle y pouvait rien si des voyous s’en étaient pris à elle, non ? C’était leur faute et non la sienne. Elle, dans cette histoire n’était que la pauvre victime qui avait failli se faire violer, alors oui il ne comprenait pas pourquoi elle tentait de ravaler ses larmes, ni d’ailleurs pourquoi elle s’excusait de la sorte. Mais elle se prenait pour superwoman ? Enfin ce qu’il voulait dire par là, c’était qu’avec le corps fin qu’elle avait comment voulait-elle s’attendre à dégommer trois garçons normalement constitués ? C’était du pur délire !

Après ses mots, elle s’était recroquevillée sur elle-même et c’est à ce moment là qu’il remarqua que la jeune fille était vraiment dans un sal état. Malgré les jambes qui cachaient la partie haute de son corps, il remarqua rapidement que le t-shirt ainsi que le blouson de la jeune fille était en lambeaux. Elle ne pouvait pas sortir de cette ruelle de cette façon car il était indéniable qu’ils allaient tous pensés que c’était lui qui avait abusé d’elle. Il faut dire que malgré le peu d’année qu’il avait vécu, il en avait déjà vu des vertes et des pas mures et il était loin d’avoir les mains blanches, non on pouvait même dire qu’elles puaient le sang. Il avait déjà failli tuer des hommes à force de les tabasser comme des bâtards bons à jeter. Maintenant, il en avait honte avec le recul mais il était déjà bien connu des services de police et il n’avait aucune envie d’être arrêté pour un truc qu’il n’avait pas commis. Il devait donc faire en sorte que son état ne soit pas remarquable. Il vit son sac qui trainait toujours par terre à l’entrée de la ruelle. Il se souvenait qu’à l’intérieur, il y avait son débardeur certes rempli de sueur mais qu’il pouvait mettre pour ne pas se retrouver torse nu. Il remarqua alors que la jeune fille avait tenté plusieurs fois de se relever mais sans succès. Si elle voulait partir d’ici, il fallait qu’elle porte quelque chose sur elle pour que rien ne puisse se remarquer. Il avait alors enlevé sa veste de base-ball et il s’était accroupi face à elle pour le lui mettre sur les épaules et pour lui dire d’enfiler son t-shirt qu’il était sur le point d’enlever lorsqu’elle l’enlaça, le surprenant par la même occasion.

Pour une surprise s’en était une et pour le pauvre Eichi qui n’était pas habitué au contact physique avec quiconque, il était horripilé par la situation. Droit comme un piquet, il n’osa plus aucun geste ou du moins aucun ne lui vint à l’esprit à l’instant même. Oui il était choqué, et surtout pas très à l’aise. Que voulez vous quand les seules filles que vous avez autorisés à vous touchez, sont votre mère, votre meilleure amie ou votre petite amie, y’a de quoi être mal à l’aise, non ?

Cependant, il ne dit rien. Aucuns mots blessants ou lui demandant de le lâcher ne parvinrent à franchir la barrière de ses lèvres, ce qui était une nouvelle en soi. Peut être était-ce du au fait, qu’ainsi elle semblait reprendre un peu de contenance ? Peut être, il ne le savait pas lui-même mais ils restèrent dans cette position de longues minutes. Oui longues car pour Eichi, le temps s’était vraiment ralenti. Il sentait son cœur battre dans ses trempes alors que la jeune fille était toujours collée à son torse. Si quelqu’un les surprenaient dans cette position, il imaginait déjà les ragots et voir plus. Il décida alors de prendre sa veste et de la poser sur les épaules de la jeune fille pour éviter qu’on puisse trop voir l’état dans lequel étaient ses habits. Lorsqu’il jugea que la jeune fille était assez calme, il tenta de lui murmurer d’une voix assez calme bien que sa voix naturelle donnait toujours l’impression qu’il est en colère.

« Itoyama-san. Je vais quitter mon t-shirt pour que tu puisses l’enfiler ainsi que ma veste. Ce n’est pas grand-chose mais au moins t’auras des habits corrects pour sortir de là. Pendant ce temps j’irai prendre mon sac. Ensuite je te ramènerai ou tu veux à moins que tu souhaites porter plainte, bien sur. »

Sans attendre sa réponse, il avait désormais enlevé son haut et l’avait tendu à la demoiselle après s’être dégagé de son étreinte. Il était désormais à son sac et pendant qu’il était en train de l’enfiler. Bien sur qu’il était en train de se demander pourquoi, ses salops s’en était prise à elle et pas à une autre. Bien sur il se demandait pourquoi ils l’avaient traité de lesbienne, mais bien entendu, il ne fallait pas compter sur lui pour demander la moindre question. Après tout, c’était chacun sa merde, dans ce bas monde. Quand il eut fini d’enfiler son débardeur, il se retourna vers la jeune femme et lui demanda seulement.

« Alors, tu as décidé quoi ? »

Oui, monsieur était loin d’être délicat. Après tout, il n’y voyait pas le mal de ne pas l’être.
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Un programme imprévu [Pv: Narita Eichi]

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