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 Home Sweet Homme [libre]

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avatarWada Shigure
Mangaka
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Mangaka Membre
▌Réputation : 45

MessageSujet: Home Sweet Homme [libre]   Jeu 3 Juin - 22:11

Les jours filaient à vive allure. En fin de compte, le temps n'était qu'une notion personnelle, tout comme la relativité d'Einstein démontre que la notion de temps n'est pas universelle. Bref, ce n'était pas non plus comme si je m'attardais sur des détails aussi futiles. Einstein est mort, et puis voilà. J'avais des problèmes beaucoup plus importants à régler. Je suis mangaka. Et comme c'est mon métier, bah, je dois écrire des mangas. Le problème, c'est que j'ai comme un ... Trou. Lorsque mon dernier manga est sorti, les critiques m'ont reproché de ne pas assez approfondir les romances, ou plutôt, de ne pas les approfondir de la bonne manière. Les remarques sont toujours constructives, mais là, ça m'a bloqué. Comme si j'avais peur de réitéré la même erreur. Mais est-ce vraiment ma faute si je n'ai jamais connu l'amour ? Ce n'était pas non plus comme j'avais été moi même cherché Cupidon pour lui dire " ne pense même pas à pointer ta flèche dans ma direction ".

Dans des moments comme celui-là, où mon cerveau a quelques ratés, je sors. Parce que mes mangas, c'est la vie qui m'entoure. J'ai bien entendu de l'imagination, mais j'aime observer les faits, m'inspirer de la réalité pour que mes lecteurs aient le plus d'aisance possible à prendre la place de mes personnages. Je pense être un peu naturaliste sur ce plan là.

La matinée était terminées depuis longtemps. M'étant couché aux aurores pour essayer de trouver une quelconque idée, il était tout à fait normal que je finisse par ne plus me réveiller. Je pris une douche rapide ainsi qu'un petit verre de jus d'orange. Je n'avais jamais très faim en me réveillant.
La journée étant des plus ensoleillées, je décidai donc de revêtir un pantacourt blanc ainsi qu'une marinière pour homme. Avant de sortir, je pris ma petite sacoche, y glissa mon petit appareil photo, un crayon et un carnet, et enfonça l'un de mes fidèles borsalino sur ma tête avant de fermer la porte de mon petit " home sweet home ".

Où pouvais-je bien me rendre ? Je n'en avais aucune idée. J'étais plus sorti sur un coup de tête que sur autre chose. Je voulais juste trouver une idée, le petit déclic qui enclencherait le bouton de mon imagination, pour mon prochain manga. J'étais assez perfectionniste, et même si l'on apprend toujours de ses erreurs, j'aimais les éviter au maximum. Mais peut-être est-ce ce pointillisme qui me fait défaut. De toute manière, j'étais encore jeune, et j'avais toute la vie devant moi pour changer et me remettre en question.

Mes pas me menèrent à Harajuku. Avec mon petit appareil - j'avais largement les moyens de m'en offrir un plus beau, mais je n'en voyais pas vraiment l'utilité : le mien était très bien -, je m'amusais à capturer certains bâtiments, certaines personnes, de loin. Pris en flagrant déli, un groupe de yamambas me quémanda de les prendre en photo. Ces filles n'ont vraiment aucun tabou, et j'étais assez gêné en face d'elle. Un peu parce qu'elles étaient des yamambas, c'est sûr. Mais pas dans le sens où je pense qu'il s'agit de personnes infréquentables. Non. Plutôt que ces filles sont totalement à l'opposé de ma personnalité. Alors que moi je suis timide et beaucoup plus discret, elles, n'hésitent pas à s'afficher et se faire remarquer. Elles étaient très gentilles, mais je dois avouer que leur envie poussée de me serrer les joues et de me coller commençait à m'agacer en plus de me gêner. Je n'avais rien demandé moi, juste à prendre des photos, tranquille.
Je fermai les yeux, et tiqua.

- C'est bon là. Je suis pas une poupée Barbie.

Les yamambas me regardèrent, presque choquées. Quoi ? Je leur ai juste dit d'arrêter de me tripoter, c'est pas comme si je leur avais demandé de me tuer ... Pour rattraper le coup, comme je suis quand même un peu gentil, je dis :

- Vous voulez pas que je vous prenne en photo ? C'est pour mon manga.

Elles semblèrent soudainement beaucoup plus excitées. C'était bien des filles ça. Elles se regroupèrent et posèrent, jusqu'à ce que je finisse par les immortaliser. Malheureusement, elles revinrent, encore, mais cette fois-ci pour voir ma photo, qui était assez bien prise. A force de prendre des photos de n'importe quoi, je m'améliore. Mais bon, je suis loin d'être photographe.

Fatigué par ce trop plein de femmes - j'ai toujours eu du mal avec elles, merci maman -, je décidai de me rendre à mon quartier préféré : Akihabara. J'ai comme l'envie de faire mon gros fou et acheter pleins de mangas et de jeux vidéos, et aller dans un cyber, parce que là, j'en ai marre. Je suis pas homo - loin de là -, mais j'ai quelques tendances misogyne. Tout ça grâce à ma chère mère, ma première impression quant à ce que pourrait être une femme. Bah, j'ai bien des amies filles, mais c'est assez spécial. J'ai toujours l'impression qu'elles sont toutes comme ma mère, et qu'elles sont capables des pires infamies. Bref, assez parler de mauvais sujets.

Arrivé à Akihabara, je me dirigeai vers un cyber. En fin de compte, j'irais acheter des trucs plus tard, là, j'avais une subite envie de jouer aux jeux vidéos.
Le casque sur les oreilles, je fus heureux d'entrer enfin dans un monde qui ne m'ennuierait pas. Je choisis de jouer à Call of Duty, un bon jeu, ça. Au bout de quelques minutes, il me semblait entendre un vague son sur ma droite. Mais j'essayais de ne pas vraiment y faire attention. J'avais le casque sur les oreilles, et je faisais en sorte de ne pas me faire tuer. En réseau, les gens nous prenait souvent en traître, alors autant faire attention. Seulement, je finis par sentir quelque chose sur mon épaule. Je mis donc le jeu en pause, et me retournai.
C'était juste un gamin qui cherchait son papa. Bah il est marrant lui. Genre je vais savoir qui est son père ... J'ai rien contre les enfants hein, mais parfois, faut réfléchir un peu. Je le pris dans mes bras pour qu'il puisse regarder toute la salle, jusqu'à ce qu'il finisse par repérer son père. Je l'y conduis, avant de quitter le cyber. Dans la rue, je pensais à aller acheter mes jeux vidéos, et j'étais tellement plongé dans mes pensées que je finis par faire tomber quelqu'un, en tombant sur le lui. Quel imbécile je suis x_x. Désolé et totalement gêné, je me relevai et ramassa tous les sacs de la personne en les lui tendant.

- Je suis vraiment désolé ! J'espère que vous n'avez rien. J'aurais du faire plus attention.
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avatarYoshioka Asana
Étudiante
Modératrice Pub
Étudiante Modératrice Pub
▌Réputation : 19

MessageSujet: Re: Home Sweet Homme [libre]   Lun 14 Juin - 22:56

Toujours en pyjamas, Asana prenait son petit déjeuné dans la salle à manger. Malgré la présence de la cuisinière dans la pièce, le silence régné. Il est vrai que la jeune fille aimait prendre son asagohan dans la calme. Les brouhahas du matin la rendaient de mauvaise humeur toute la journée.

Tout en mangeant son bol de riz, elle imaginait ce qu’elle pourrait bien faire aujourd’hui. Et après une courte réflexion, elle vient à la conclusion qu’elle avait envi de repos. Elle n’avait ni cours à l’université, ni cours de violon, et rien sur son agenda qui pouvait la contraindre à travailler. Rare sont les jours où Yoshioka n’avait envi de rien, mais rare ne veut pas dire pas du tout. Il est évident qu’elle aurait pu réviser un peu, histoire d’avoir bonne conscience, mais la motivation n’y était pas. Alors après un léger soupir et un haussement d’épaule, elle se dirigea dans la salle de bain pour prendre une douche et se laisser le temps de réfléchir à ce qu’elle allait bien pouvoir faire. Elle sentait que cette journée allait devenir ennuyeuse.

La douche fut brève mais agréable. Elle ouvrit son dressing, et attrapa un haut à manche longue beige et un jeans noir. Un collier long et une paire de boucle d’oreille, quelques bagues sans oublier sa montre et un bracelet… elle était enfin prête. Une bonne chose de faite… Alors elle visualisa sa chambre, les bras croisés, les lèvres tirés… non, aucune envi de quoi que ce soit venait... il y a des jours sans.

Alors elle se rappela que c’était bientôt l’anniversaire de Daichi, son petit frère, et qu’il serait temps pour elle d’aller lui acheter son cadeau… Et une idée lui vint à l’esprit. Pourquoi ne pas lui acheter le nouveau IPod qui venait de sortir, il avait cassé le sien deux jours auparavant. Asana enfila une paire de talon, empoigna son sac et quitta la demeure familiale.

Heureuse d’avoir trouver quelque chose à faire, elle se dirigea vers l’arrêt de bus. Il faut savoir que la jeune femme, contrairement aux jeunes de son age, n’avait pas le permis de voiture. Conduire fait parti des choses dont Asana a réellement peur. A quoi bon avoir le permis de conduire quand on s’appel Yoshioka. Ce jour là, elle décida de prendre le bus. C’est régulier pour elle de prendre les transports en commun… elle aime être madame tout le monde. C’est tout autant bon pour son mental que pour l’image de la société Y. Ent.

Yoshioka réussi à entrer dans le bus malgré le nombre de personne qui souhaitait y entrer avec elle. Et elle se félicita d’avoir réussit à avoir une place assise. Mais sortir du bus semblait bien moins facile. Beaucoup de personnes bloquées l’accès, elle réussi malgré tout à se faufiler en dessous des bras d’hommes qui se tenait grâce à la bar de fer en l’air. Une fois dehors, elle rejoint le quartier de Akihabara, qui était à quelques pas de l’arrêt de bus. Les Tokyoïtes grouillaient dans les rues. Et tous les styles semblaient se mélanger. L’ambiance faisait à oublier qu’elle venait de ce genre de famille. Contrairement aux membres de sa famille, Asana aimait se mélanger aux peuples…

Il faisait très chaud, et les structures n’aidaient pas à arranger les choses. Les hauts bâtiments enfermaient le quartier… non plutôt, enfermaient la ville dans ce climat parfois irrespirable. Quant à ses habits, qu’elle idée d’avoir enfiler un haut aux manches longues. Elle se décida à l’enlever et se retrouva ainsi en débardeur noir. Elle avait besoin de quelque chose de frais. Et il n’était pas question de manger dans la rue… ce n’était pas poli. Alors pour satisfaire son envi soudaine de manger une glace, elle s’arrêta soudainement au milieu du trottoir et regarda dans toutes les directions afin de trouver un glacier. Sans faire attention autour d’elle, quelque chose ou quelqu’un la percuta, lui faisant perdre l’équilibre.

- Aïe… dit-elle en se frottant les mains abîmées par le choc

Sans vraiment regarder ce que c’était, elle empoigna son sac et tenta de se relever tout en s’excusant timidement.



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